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Un Tomb Raider-like respectueux de l'esprit originel
L'ambiance des "Mille et une nuits" est pleinement restituée dans ce jeu d'action, dont les possibilités sont cependant très inférieures à celle d'un Soul Reaver.
Par Francis Rozange, le vendredi 08 octobre 1999

Les plus anciens d'entre vous se souviennent sans doute de Prince of Persia, un jeu de plate-forme en 2D qui avait révolutionné le genre, grâce à l'incroyable réalisme des mouvements de notre prince. Il fallait le voir, impeccable, bondir avec une grâce aérienne pour s'agripper à un mur, et tout cela sans perdre son turban. Innovants à l'époque, les développeurs, aujourd'hui, font comme tout le monde en sortant un jeu à la
Tomb Raider.
L'histoire ? Le prince, enfin marié, assiste à une réception organisée par le frère du sultan. Las, son épouse se fait enlever et lui-même se retrouve dans un cachot. Sans son épée, mais toujours avec son turban. S'évader s'avère facile beaucoup pour la crédibilité du scénario , puisque sa cellule comporte tout un pan de mur amovible. Ensuite, on trouve assez rapidement une première arme : un couteau. Au fur et à mesure du jeu, des scènes cinématiques nous informent sur le complot. En fait, le sultan avait depuis toujours promis la main de sa fille à son neveu, qui pour on ne sait quelle raison ressemble à un gros tigre sur deux pattes. On comprend le peu d'empressement de la princesse. Mais le sultan meurt dans les bras du prince, qui peut alors se venger en libérant sa femme et en tuant le méchant

Des combats souvent difficiles
Pour ce faire, il dispose de possibilités assez limitées. Il peut marcher, courir, sauter, et nager... C'est à peu près tout. Nous sommes très loin de la liberté de mouvement d'un Soul Reaver ou même d'un Tomb Raider. Toutefois, lors des combats à l'épée, il a la capacité de sortir quelques coups spéciaux. Très exactement sept, par exemple bloquer, feindre en défense, attaquer par la gauche, par la droite ou les mains levées
En plus de l'épée, son arsenal contient une lance, un couteau et un arc. Dans ce dernier cas de figure, il trouvera sur son chemin des flèches magiques dotées de différents pouvoirs. Il pourra ainsi invoquer une nuée de guêpes, distraire ses adversaires avec les feux enchanteurs de Marazad et prendre le contrôle d'un ennemi grâce au piège des âmes perdues. A moins d'être équipé de la sorte, évitez à tout prix le combat contre plusieurs adversaires simultanément. Vous n'avez pour ainsi dire aucune chance. Il s'agit en effet de véritables duels ; pas question de se débarrasser de son ennemi d'un coup de lame un rien méprisant. Parmi les adversaires les plus fréquents figurent bien entendu les gardes du palais, mais aussi diables, démons et autres bandits du marché noir. Nous y aurions volontiers ajouté les commerçants eux-mêmes
Esprit es-tu là ?
L'esprit des anciens Prince of Persia est-il présent ? Paradoxalement, la réponse est oui. Tout d'abord en raison de la limitation même des possibilités de mouvements. On se retrouve ainsi à sauter de niveau en niveau, comme au bon vieux temps. Et tout comme dans le second volet, on verra du pays, une tour d'ivoire, le palais
grâce au renfort d'un ballon dirigeable. Du moins avant qu'il ne s'écrase. On aura droit également à un voyage à dos de griffon et l'on ramènera sa belle princesse sur un cheval ailé. L'ambiance aussi est au rendez-vous. La 3D est d'un bon niveau, les décors sont de toute beauté et l'animation d'excellente qualité. Quant à la bande sonore, elle est sublime, grâce notamment à ses chants arabes envoûtants.
Malheureusement, le jeu pêche par sa jouabilité. Tout d'abord, il ne gère pas les manettes de jeu, imposant donc au possesseur d'un gamepad de le programmer manuellement. Ensuite, la caméra manque singulièrement de discrétion. Elle n'arrête pas de tourner autour du prince, on en aurait presque mal au crane
A la longue, ces changements incessants de perspective deviennent un rien irritant, ne serait-ce que parce qu'ils imposent de changer sans cesse de touche pour faire avancer le prince dans telle ou telle direction. Et quand il rencontre un mur, ce qui est très fréquent, il n'a pas le réflexe de le longer automatiquement. Il faut se dépatouiller à la main. Nous avons également noté un bug pour le moins surprenant : tout à coup le jeu se fige, et notre prince rejoue les mouvements récents à l'envers, comme dans un film au ralenti dont on aurait inversé la lecture
La parade ? Sauvegarder puis recharger le jeu. Mais ce problème rencontré était peut-être lié à notre machine de test.
Pour qui ?
Nous recommanderons plus particulièrement Prince of Persia 3D aux fans des premiers épisodes, bien sûr, et aux joueurs peu expérimentés, qui risqueraient de se montrer perdus par la richesse d'un Soul Reaver, le meilleur Tomb Raider-like du moment. Enfin, concluons sur un détail un rien irritant : le manuel nous tutoie tout du long. Pour le traducteur, le jeu est manifestement un passe-temps pour pré-ados. Mieux vaudrait pour les résultats financiers de l'éditeur qu'il ne soit pas pris au mot.
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| Note globale |
| 7,5 / 10 |
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| Jouabilité : 7,0 |
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| Graphisme : 8,0 |
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| Son : 9,0 |
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| Développeur : |
| Red Orb |
| Nbre de joueurs : |
| 1 |
| Editeur |
| TLC-Edusoft |
| Configuration requise |
| Pentium 300, 64 Mo de RAM, lecteur CD-Rom 4X, carte 3D recommandée |
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